jeudi 1 mai 2008

: in your memory : ode with freedom :

in my room, okupa "la vache dans l'arbre", Grenoble 1997, canon t-50

Comment te dire que je suis morte. Morte de n'avoir pu espérer, croire en l'illusion d'un soubresaut d'humanité. Du temps a passé, comme la rivière qui coule de la source à la fontaine, comme naguère nos espoirs et nos rêves. Je me rends compte maintenant qu'il faut tarir cette source, cette maudite réserve, cette lancinante machine à rêver, croire en la dramatique haine.
Tu ne comprends pas.
Tu étais mon illusion, mon miroir et mes aspirationS. Comment aborder le vide laissé présent, comment ne pas absorber l'abandon réel et suffisant? Je ne suis pas toute seule et c'est bien ce laisser pour compte qui m'annihile justement. Malgré tout, au fond je ne t'en veux pas. Chacune, chacun est libre de tracer sa route ici-bas. Mais que d'incompréhension, de doute et toujours de sentiment d'abandon. Ma girouette a tourné. Elle scrute le sens de ma destinée et je ne sais pas où me diriger, vrai, un peu perdue, un peu alambiquée, je cherche et recherche. Et sent donc mon destin en prise, avec ses miasmes de sauts subtils. Je ne veux pas de cette haine qui m'amène à te détester plus que toutes aubaines. J'ai le regret des grandes infortunes, celles qui rendent fortes et qui consumme. Même si je ne souhaite qu'un oubli, comment effacer les bons souvenirs de mon esprit? Je ne souhaite au fond qu'un sursaut, un désir de plus dans la vague nauséabonde de ces allégories. Tu étais mon tout, mon avenir, mes joies et mes peines. Comment effacer d'un revers de la main, comme tu le fais si bien, même avec le temps, ce chemin versatile, iconoclaste. Vrai, je ne veux pas te haïr, ni t'oublier, je ne veux toujours pas te renier.
Ode à la liberté.
Ode with freedom.
Oda a la libertad.
Plus de 2 ans déjà, Julie. Qui se souvient encore de toi ? Et de toi Anicia ? Vous êtes parties à deux mois d'intervalle... la même année, et bientôt un an pour toi Adamski...

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