mardi 10 juin 2008

: 11.09.2001 :

Parc de La Villeneuve, 2004

Te souviens-tu de ce 11 septembre 2001 ?

Moi j'étais dans mon quartier d'enfance, bien avant de partir ici dans cette campagne perdue, j’étais dans le jardin d'enfants où traînaient quelques jeux. Il était 14h et des poussières il me semble... Mes enfants s'amusaient à grimper les toboggans et les cordes qui leurs servaient d'amuses-gueule pour pouvoir ensuite plonger vers d'autres surprises. Tomber, descendre, glisser, s'accrocher, attraper et puis atterrir sur la terre ferme. Je maudissais ce sable mouillé qui allait s'incruster de partout : sur leurs vêtements, leurs chaussures et leurs cheveux. Mais l'essentiel était leur amusement ; et aussi pour un temps, une certaine absence.

De mon coté, comme à chaque fois, j'amenais mes lectures du moment : soit des fanzines musicaux ou des lectures plus politisées. J'aimais bien voir les figures des autres personnes dans le périmètre, visages complètement décomposés de pouvoir lire en gros titres les journaux qui me servaient de passe temps. J'avais à l'époque une astuce, j'amenais un journal "people" et je cachais mes lectures plus intéressantes à l'intérieur... histoire de me fondre dans la masse. Mais à ce jour là, ce début d'après-midi là, à cette heure précise, il n'y avait personne.

Il y a des moments que l'on n'oublie pas et celui-ci me restera longtemps à l’esprit.

Ma mother, qui faisait les va et vient dans le quartier dûs à son travail d’aide-ménagère, m'aperçut et fut comme d'habitude super contente de voir ses petits enfants. A ce moment, il était tôt, il y avait, vous savez, comme un truc bizarre dans l'espace temps. C'était comme un décalage... Le meilleur comme le pire semblait vouloir se fondre dans l’instant présent. Ma mère après moult paroles, décida de me dire qu'il y avait un truc chelou dans le monde.

"Comment ça ?". Rien ne me laissait supposait, naïvement, quoique ce soit.

Elle me raconta qu'aux infos de la télé, elle avait vu des images et des nouvelles bizarres du coté de NY et que selon elle, cela serait un désastre pour le monde entier. Elle avait vu des malheurs... des tours s'effondraient, il y avait plein de poussières et puis aussi les commentaires des journalistes étaient désastreux.

De retour dans mon appartement, après avoir discuté avec un de mes voisins dans l'ascenseur où je sentais une espèce d'euphorie dans l’air et mine de rien on parlait politique, chose assez rare finalement, je me disais qu'effectivement il devait y avoir quelque chose, l’ambiance était électrique… Mon premier geste arrivé chez moi a été d'allumer le poste.

Je voulais voir. OK.

La seule chose pour plus tard, a était de savoir comment affronter le reste de la journée.

J'avais invité pour le repas du soir un ami très cher à venir manger chez nous, à cette époque je vivais en coloc avec ma pote Ludivine et la meilleure des choses a était d'écouter le groupe "Man is the bastard"... en regardant la TV en boucle !

Et dire que le 11 septembre 2001, c’était aussi une date cruciale pour nous, oh juste 33 ans que le coup d’état de Pinochet avait eu lieu au Chili. Une date anodine en quelque sorte.

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