mardi 19 août 2008

: sueno chileno : rêve chilien : caballito blanco :

mi familia, 13. 09. 74 Chili via Francia

CABALLITO BLANCO
Caballito blanco, llévame de aquí : Petit cheval blanc, amène moi d'ici
llévame a mi pueblo, donde yo nací : amène moi dans mon village où je suis née
tengo, tengo, tengo, tú no tienes nada : j'ai (x 3) toi tu n'as rien
tengo tres ovejas, en una cabaña : j'ai trois brebis dans une cabane
una me da leche, otra me da lana, : une me donne du lait, une autre me donne de la laine,
otra mantequilla para la semana : la dernière du beurre pour la semaine
Levántate Juana, y prende la vela : lève toi Juana et allume la bougie
que andan angelitos, en la cabecera. : car il y a des petits anges dans l'écurie

Cette comptine de mon enfance m'a tenu en haleine durant tout cet été 2008.
Je ne sais si le mot "stresser" parait adéquat, mais cela a encore une fois éveillé quelques vieux souvenirs.
Un peu comme des reliques auxquelles se rattacher....
Ma mère nous chantait en compagnie de ma grande soeur et de mon petit frère cette chanson de mon pays natal, le Chili.
Mais justement, rien ne me parait plus faux que ces comptines à la noix qui malgré tout font bien le boulot du conditionnement social.
Alors pourquoi ne pas rendre ses émotions du moment, oui, cela me touche toujours, parce que c'est difficile d'expliquer tout mon parcours depuis l'enfance : d'un quartier populaire à un hameau campagnard, mais ça en vaut un petit peu la peine et pourquoi pas aussi, une chanson.
Elle explique qu'il faut se moquer de ceux qui n'ont rien ("tengo, tengo, tengo, tu no tienes nada"...).
Les animaux sont là uniquement pour l'économie humaine ("tengo tres ovejas (...) en una cabana".).
J'ai traduis par : "peut-être que je possède beaucoup, mais toi beaucoup plus et je n'ai pas trois brebis dans une cabane".
"Des fois on me donne du lait, ma rage margarine, personne ne me donne de la laine pour la semaine", "ni rien".
La fin semble judéo-chrétienne dans la version initiale, c'est pour cela que j'ai préféré la rendre dans le contexte de l'époque : au lieu de retrouver des "angelitos", j'ai durement traduis les moments de la réalité, là où on retrouvait plutôt des militaires venant dans les maisons...
Le premier couplet reste intact, car c'est exactement à ce que j'aspire peut-être : une licorne qui viendrait me chercher et m'amener vers un autre endroit d'exil...
Et puis à quoi bon.
Cette photo date de l'époque où j'avais 4 ans et c'était un an après le coup d'état de Pinochet au Chili.
Il paraît que le destin n'existe pas. Je tente de me le ré-approprier, c'est tout.
Si Brice Hortefeux m'entendait... il m'expulserait sans doute en trouvant une raison quelconque.
Merci au duo stéphanois Brain Damage pour ce fabuleux album Shortcuts paru avant l'été et pour ces rythmes qui m'ont inspiré pour cette farandole.

http://www.myspace.com/braindamagedub
http://www.reverbnation.com/xkillalalala

Esta cancion infantil de mi infancia me tuvo en aliento durante todo este verano 2008.
No sé si la palabra “subrayar” parece adecuada, pero eso una vez mas, desperto algunos viejos recuerdos.
Un poco como reliquias a las cuales estar vinculado….
Mi madre nos cantaba en compania de mi gran hermana y mi pequeno hermano esta cancion de mi tierra natal, Chile.
Pero precisamente, nada no me parece mas falso que estas canciones infantiles a la nuez que a pesar de todo hacen bien su trabajo de lavado de cerebros.
Entonces porqué no cantar sus emociones del momento, si, me afecta siempre, porque eso seria dificil explicar todo mi curso desde la ninez : de un barrio popular a una aldea campesina aca en francia, pero eso vale un poco y por qué no también, una cancion.
Explica que es necesario burlarse de los que no tienen nada (“tengo, tengo, tengo, tu no tienes nada”…).
Los animales estan solamente alli a favor de la economia humana (“tengo muy ovejas (...) en la cabecera”.).
Preferi traducir en : “quiza que posedo mucho, pero tu mucho mas y no tengo tres ovejas en mi cabana”.
“A veces me dan leche, mi rabia mantequilla, nadie me da lana para la semana”, “ni nada”.
El final parece cristiano-judéo en la version inicial, para eso preferio volverlo en el contexto de esta época : en vez de encontrar “angelitos”, traduzco esta realidad, alli donde se encontraban mas bien militares veniendo en las casas…
Déjé el primer copla, ya que es exactamente a las cuales aspiro quiza : un unicornio que vendria a buscarme y traerme hacia otro lugar de exilio…

Esta foto fue hecha cuando tenia 4 anos y era un ano después del golpe de pinochet en chile.
Parece que el destino no existe. Intento apropiarmelo de nuevo, es todo.

Gracias al duo BRAIN DAMAGE para este fabuloso album Shortcuts y estos ritmos que me inspiraron para esta farandula.

http://www.myspace.com/braindamagedub
http://www.reverbnation.com/xkillalalala

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