mercredi 16 décembre 2009

: the punk saved my life :

Coche Bomba, squat Woltniza Lyon, 26 octobre 1996, rip canon T50
(with Los Crudos & Headache...)
: Burning Heads + The Adolecents + The Germs : Under Big Black Sun with Ground0 Vaise.... 15/12/09, Lyon (5°), france, tierra : 
Je suis partie l'âme en peine ce soir, c'est bête de dire cela. Surtout après une soirée mémorable de bon son punk rock de derrière les fagots. Il s'agissait d'une soirée à laquelle, au dernier instant, j'avais décidé de m'y joindre en ce mois de décembre 2009. Oui, la thune, celle qui fait toujours défaut : comment payer et soutenir la place d'entrée ? Alors qu'on attendait un versement d'une prime de noël qui tarde à venir de l'Etat, comment faire face à la gentillesse de l'organisation amie qui me connait, mais à laquelle je veux vraiment soutenir ? Oui, les techniques de survie sont complexes : sacrées techniques financières. On attendra quelques jour, pour le reste, et on ne regrettera pas pour cause. Déjà voir les copines et copains de longtemps, notamment celles et ceux qui organisent le concert, quel courage ! Cela fait longtemps que j'ai personnellement abdiqué. Bon, pour commencer Burning Heads, un groupe de l'hexagone, bien implanté dans cette mouvance punk hardcore: une formation puissante et dynamique depuis des années comme toujours, avec un nouvel album qu'ils présentent sur scène, comme finalement à leur habitude : dynamique et concis, seules petites pointes ici ou là définissent le tempo oscillant entre le punk hardcore « californien » et le punky reggae. J'ai bien fait de diffuser le « Bomb the world » dans mon émission sur Radio Canut issu du dernier album « Spread the fire » (pas le meilleur), mais un titre vraiment émouvant.... Mais j'étais venue voir Adolescents, ne les ayant jamais croisé : et totale immersion dans ces volutes illégales et jamais concurrencées finalement. J'ai pu retrouver chez eux toute la fougue de mon adolescence justement et je n'étais pas la seule!
Comment décrire un concert punk rock sans les attitudes et les stéréotypes que l'on suppose ou imagine ? Déjà je me laisse submerger par la musique. Ressentir des émotions, trouver des apartés auxquels on peut s'identifier: c'est pas bien difficile, surtout quand les musiques parlent de « liberté ».
Un copain un jour m'a dit QUE LE PUNK ROCK avait sauvé sa vie, quelle blaGUE, pour ma part cela a détruit mes sens. Certain argumenteront parce que je suis une femme? D'autres que je n'ai rien compris. Est-ce que le punk rock est masculin ? C'est bien une question que je me pose depuis des années, et à laquelle je n'ai pas de réponse ou si peu. Mais oui, la musique punk m'a ouvert les yeux, le tempo a su me trouver et me tourner vers d'autres questionnement et notamment sociaux...
Mais qu'est-ce le punk ? Qu'est-ce, pourquoi pas, le funk que j'ai connu dans mes années d'enfance dans le quartier ? Je n'ai jamais voulu faire de comparaison, mais, cela semblait similaire. Je me rappelle tellement de bons moments avec les copines dans les années 80's, voire 70's, dans les coursives, dans les couloirs en-dehors de l'appartement HLM familial, j'étais jeune, mais cela a forgé beaucoup ma rage musicale de l'époque. Et que dire du Disco ?
Bref, une sorte d'engouement était présent et c'est bien de cela qu'il importait. Pourquoi après le punk et tout ça : on y reviendra une autre fois. Mais, il y est vrai que la radio et l'explosion de la bande FM dans les années 80's ne fût pas innocente pour moi. Je découvris alors, toute une éternité de questionnements, de recherches, de sentiments.

1 commentaires:

Anonymous a dit…

le punk est, et restera toujours autant mysogine!